Comment Harvard m'a rendu plus heureux?
- ludovicgermont
- il y a 9 heures
- 6 min de lecture

🎓 Ça y est, je suis certifié par l’Université Harvard sur le management du bonheur.
Je n’en tire pas spécialement de fierté pour le certificat lui-même. En revanche, cette formation m’a apporté quelque chose de beaucoup plus précieux : une vision plus profonde et structurée d’un sujet sur lequel je travaille depuis longtemps.
Et elle influence considérablement ma façon d’aborder la santé… ainsi que l’écriture de mon futur livre.
Parce qu’au fond, quand on parle de santé physique, de santé mentale, de travail, de relations ou de vieillissement, on finit presque toujours par parler de bonheur.
🧞 Imaginez que vous soyez Aladin. Vous trouvez une lampe à huile par hasard dans un désert de sable. Il faut beaucoup d’imagination mais je suis sûr que vous allez y arriver. Hop, vous frottez la lampe, bim un génie apparaît et vous demande quoi? … de faire 3 voeux? Mais comment vous le savez?? Ok vous êtes super fort!
Alors que demandez-vous ?
💰 D’être riche ?🌟 La réussite ou la célébrité ? (Aladin à moins de 30 ans :))
❤️ L’amour ? ...Probablement parce que vous pensez que ces choses vous rendront heureux. Et ça ne fonctionne absolument pas comme ça.
Mais combien répondraient simplement :👉 « Je veux être heureux. »
C’est là que ça devient intéressant.
Les recherches sur le bonheur montrent que nous passons parfois énormément de temps à poursuivre ce que nous pensons devoir faire ou avoir pour nous rendre heureux… sans forcément emprunter le bon chemin.
Le bonheur ne consiste d’ailleurs pas à ne jamais être malheureux. Les difficultés, les échecs et même certaines souffrances participent à la construction d’une vie qui a du sens. Et le sens est justement l’une des composantes essentielles d’une vie heureuse.
Si le bonheur est une question culturelle, il y a quand même beaucoup de choses qui sont communes à nous tous.
Je vous partage ici quelques résultats de la science du bonheur:
👉 Le bonheur n’est pas simplement l’absence de malheur.
C’est une distinction essentielle, car réduire ce qui nous rend malheureux et développer ce qui nous rend heureux ne font pas appel exactement aux mêmes zones cérébrales.
Prenons l’exemple de l’argent. Il peut certes offrir davantage d’expériences agréables et générer des émotions positives. Mais son effet le plus évident est souvent ailleurs : il réduit le malheur. Il permet de manger correctement, d’avoir un toit, de se soigner, de se sentir en sécurité et, plus fondamentalement, de survivre.
Sortir de la précarité ou de la souffrance améliore donc considérablement notre existence, mais cela ne suffit pas nécessairement à nous rendre heureux.
C’est une idée fondamentale à comprendre : le malheur n’est pas simplement un manque de bonheur, pas plus que l’absence de malheur ne garantit le bonheur. On peut avoir peu de raisons d’être malheureux… sans pour autant être véritablement heureux.
Autrement dit, combattre le malheur et construire le bonheur sont deux démarches différentes — et complémentaires.
👉 Nous sommes souvent assez mauvais pour prévoir ce qui nous rendra réellement heureux: carrière sans engagement, mariage, argent, enfants... célébrité? (pour ceux qui ont vu ma vidéo sur ce sujet).
👉 Une vie heureuse n’est pas une vie sans difficultés
Nous cherchons naturellement à éviter les difficultés : quitter un travail, une relation, une situation qui nous fait souffrir… et c’est parfois nécessaire.
Mais une vie heureuse n’est pas une vie sans épreuves. Les difficultés nous obligent à nous adapter, à grandir et peuvent nous aider à comprendre ce qui compte réellement pour nous.
C’est tout le paradoxe : nous fuyons les difficultés parce qu’elles sont associées au malheur, alors qu’elles peuvent donner du sens à notre vie. Et le sens est une composante essentielle du bonheur.
Il ne s’agit pas de rechercher la souffrance, mais d’accepter qu’elle fasse partie de l’existence. Éviter la souffrance n’est ni possible, ni bénéfique.
👉 Et le travail dans tout ça ?
Nous passons une grande partie de notre vie à travailler. Alors soyons pragmatiques : que s’y passe-t-il vraiment ?
Les enquêtes Gallup sur l’engagement au travail montrent qu’à l’échelle mondiale, seule 10 à 13% des salariés se déclarent véritablement engagés, c’est-à-dire enthousiastes et investis dans leur travail. Et forcément, passer autant de temps dans une activité qui ne nous épanouit pas pèse sur notre bonheur.
Mais l’inverse n’est pas forcément mieux : adorer son travail au point de lui consacrer toute sa vie ne garantit pas non plus d’être heureux. Le bonheur repose sur un équilibre entre 6 piliers. Si le travail prend toute la place, les autres finissent par manquer.
👉 Tout le monde ne peut pas être heureux. Environ 50 % de notre bonheur est hérité et une autre grande partie est déterminée par notre situation à un moment donné. Mais la partie restante, soit environ un quart, provient de ce schèma qui est sous notre contrôle direct.

👉 Ca ne va pas trop vous étonner mais l'être humain est fondamentalement fait pour être insatisfait. Du coup, on n'est pas forcément malheureux, mais on n'est pas non plus pleinement heureux. Or il y a des techniques et de nouvelles façons de voir votre vie pour ne pas être éternellement dans cet état d'esprit.
👉 Le bonheur, comme l’amour, ça se construit
L’amour est un besoin humain fondamental. Les recherches en psychologie positive le montrent : se sentir aimé, respecté, soutenu et utile aux autres joue un rôle majeur dans notre bonheur.
Mais l’amour n’est pas seulement quelque chose que l’on reçoit. Il se construit dans les deux sens : donner aux autres, prendre soin d’eux, créer du lien… pour aussi en recevoir.
Lorsque nous manquons durablement de relations affectives de qualité, les conséquences ne sont pas seulement psychologiques : notre santé physique peut également en souffrir, nous vivons épuisé.
Et avec l’âge, cela devient encore plus important : des relations proches et de qualité sont associées à une meilleure santé physique, cognitive et émotionnelle.
L’amour n’est donc pas un simple « plus » dans une vie heureuse. C’est l’un de ses piliers. Et comme le bonheur, il se cultive.
👉Le niveau de bien-être chute autour de 47 à 50 ans. "La forme en U de la courbe du bonheur est observée partout, du Japon au Brésil, en passant par la France et le Nigeria". En France, le "point bas" se situerait vers 52 ans. Ci dessous plusieurs modèles montrant aussi la différence homme femme. Les gens arrivent souvent à la fin de quarantaine et disent: je n'aimais pas ce que je faisais, et maintenant je vois qu'il n'y a pas eu de grande récompense à la fin. Je vieillis et à un moment donné, je vais mourir. Puis la satisfaction de vie remonte…

👉 Le pessimisme ne vous rend pas seulement plus triste : il vous empêche aussi d’essayer. Pourquoi agir si l’on pense d’avance que cela ne servira à rien ? Le pessimisme peut ainsi freiner l’action, l’effort et le changement. Et c'est pour ça que c'est si mauvais, Cela produit une stagnation, un manque d’efforts.
Bonne nouvelle : l’optimisme peut s’apprendre. Tout comme la gratitude, il fait partie des compétences que l’on peut cultiver pour améliorer notre sentiment de bien-être.
👉 Notre perception du bonheur évolue tout au long de notre vie. Nous traversons régulièrement des transitions tous les 12 à 18 mois, et quelques grands bouleversements nous obligent parfois à nous réinventer : changement professionnel, séparation, déménagement, naissance, deuil, retraite… tous les 5 à 10 ans.
Certaines transitions sont choisies, d’autres subies. Mais toutes nous demandent une chose essentielle : développer les compétences nécessaires pour nous adapter et nous réinventer.
Finalement, la vraie question pourrait être :
Est-ce que je vis une vie qui vaut la peine d’être vécue ?
C’est précisément autour de cette question que j’ai construit 2 nouveaux ateliers de 1h30 pour la rentrée.
Pas seulement de la théorie.
Des outils, des exercices, des questions parfois inconfortables et surtout un travail sur soi pour réfléchir à ses propres choix, ses relations, son équilibre et à ce qui donne réellement du sens à sa vie.
Parce qu’on peut passer sa vie à attendre que le génie sorte de la lampe…
Ou commencer à construire soi-même une partie de la réponse. 😉
Restez heureux, restez en bonne santé et bonne rentrée à toutes et tous.
Ludovic Germont
PS: Après Harvard #1, je suis encore des cours sur ce sujet à l'université de Berkeley #5 jusqu'en Décembre :).






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